vendredi 12 septembre 2008

Un pape très cathodique

Dès 8h50 demain : TF1 nous aura prévenus ! Le pape Benoît XVI, nous n’y échapperons pas. Que les téléspectateurs de France Télévisions se rassurent. Ils n’y couperont pas non plus. Pour les images de la visite historique du locataire de la Basilique Saint-Pierre, pas d’exclusivité.

Cette après-midi déjà, nos petits écrans s’animaient sur fond de chrétienté. Quid de MAM écoutant religieusement le discours du pape. Quid d’un débat sur la laïcité dans l’émission « C’est dans l’air ».

Pas de panique pour les absents du jour. Les journalistes malheureux des JT de 20 heures s’appliqueront à monter des sujets « best of ». Le Pape, c’est un peu la Martine cathodique du moment. De nombreux épisodes sont d’ores et déjà disponibles : « Le Pape dans la capitale », « Le Pape à l’Elysée », « Le Pape s’en va à Lourdes », etc.

Benoît XVI par-ci, par-là. Je suis catholique. Pas pratiquante, certes. Pourtant, je crois pouvoir dire qu’un tel étalage de religiosité sied à peu de monde. Y compris aux cathos pratiquants.
Jean-Paul II, ex-chef de l’Eglise catholique, et sa célèbre Papamobil furent extrêmement médiatisés. Précurseur dans le genre. Pourtant, je n’ai pas le souvenir d’autant d’émissions spéciales consacrées à ses venues en France.

On nous parle de laïcité. Je dirais même plus de « laïcité positive ». La laïcité induit la non-discrimination accompagnée d’une absence de prosélytisme (i.e. pas de signe extérieur d’appartenance à un culte). Mais alors où veut en venir le petit Président ? En l’accueillant comme un chef d’Etat, souhaite-t-il mettre un avant les fameuses « racines chrétiennes » de l’Europe ? Etre Président du Conseil de l’UE est un bien dur métier…
La question que je me pose est la suivante : la visite d’un autre représentant d’un culte serait-elle autant médiatisée ?
Oui, je sais…le Dalaï-Lama ! Ma bonne dame, j’ai envie de dire que point d’émissions consacrées il n’y eut…

Toutes ces questions méritent encore de la réflexion. Mais, voici déjà quelques éléments de réponses, selon moi :
- un représentant d’un culte, quel qu’il soit, n’est pas un chef d’Etat et ne doit donc pas être reçu comme tel
- un représentant d’un culte, quel qu’il soit, ne doit pas faire l’objet d’une telle couverture médiatique. D’une part, cela fait offense aux autres cultes, bien moins médiatisés. D’autre part, ce genre d’émissions s’apparentent à des assemblages d’images, sans grand intérêt.

Ma solution : proposer de vrais sujets de fond et diversifiés. Arrêter de nous faire croire que ces émissions spéciales nous informent. Occuper l’écran de cette manière est donc la seule solution trouvée aux problèmes des programmes trop coûteux ?

Livre-moi tout !

Une nouvelle rubrique qui allie deux de mes plaisirs : lire & critiquer. La critique, nous rappelle le Larousse, est un jugement. Je ne prétends à rien si ce n’est à donner mes impressions, au gré de mes lectures. Bonnes ou mauvaises, elles ne sont qu'indicatives.

Mon code à moi (artisanal…):
* J’aime pas
** Ca se laisse lire
*** J’aime
**** J’adore, j’attends le prochain opus

Aujourd’hui, je vous livre quelques-unes de mes lectures de l’été.
La saga Fontanel. (***)
Sophie Fontanel est journaliste pour le magazine Elle. Elle se dédouble en la personne de Fonelle dans le célèbre hebdomadaire.
Au détour d’un Relay, après une journée de concours, je suis tombée sur la couverture toute rose de « Nouba chez les psys ». Ce petit livre, pas prétentieux pour un sou, a réussi à me faire rire à gorge déployée dans le RER. « Nouba chez les psys » ou comment une Parisienne pur jus et pas bégueule va être confrontée à une armée de « psys-quelque-chose » en goguette. Le milieu est hostile, mais l’humour triomphe. Tout ça sur fond de mission à la James Bond.
Une petite bulle de bonne humeur, qui n’oublie pas de critiquer nos abus… Trop de psys tue le psy ?
Dans la même veine, Sophie Fontanel a sorti : « Otage chez les foireux ». Très drôle également. Ou comment se retrouver otage au Liban d’une bande de bras cassés à la mode « sous-doués ».
Guillaume Musso, le Marc Lévy jeune ? (*)
Autant vous le dire tout de suite je n’aime pas Marc Lévy. Cet aveu est d’une subjectivité décapante… Car, oui, je le confesse : je n’ai jamais lu un seul Marc Lévy ! Quand des personnes, fans du Lévy en question, m’ont conseillé de lire Guillaume Musso, je n’ai pourtant point fait ma fine bouche. Et j’ai lu. Au hasard. Voyez-vous, les couvertures Poche des Musso se ressemblent toutes à mon goût. Même impression pour les 4ème de couvertures. Euh, Houston, on a un problème ! Oui, j’aurais dû comprendre à ce moment-là…
Au hasard, j’ai donc lu « Parce que je t’aime ». L’histoire d’une fillette de 5 ans, vivant aux Etats-Unis. Disparue. Retrouvée. Oui mais,… Autant vous le dire tout de suite je déteste les histoires qui se terminent en queue de poisson. Et là, le Musso m’a fait un sale coup. Comme à tous ses lecteurs d’ailleurs. J’ai encore du mal à avaler les arêtes.
Une étoile jaune interroge nos années 2000. (***)
Tatiana de Rosnay nous offre dans son ouvrage « Elle s’appelait Sarah », une très belle fiction basée sur des faits réels. La rafle du Vél d’Hiv, les déportations, le sacrifice, la culpabilité, l’envie de comprendre. Tout un programme, dont je me suis délectée, non sans verser ma petite larme. Jamais je ne me suis ennuyée en lisant l’histoire de Sarah. Bien construite, l’intrigue nous fait voyager entre la Seconde Guerre Mondiale et notre époque. Pas de chronologie. Tout se recoupe. Et c’est ce qui fait sans doute le charme de ce roman.
Bzzzz Bzzzz : et si la famille s’apparentait à un « Insecte » ? (****)
Claire Castillon a un ptit grain. Elle le couche sur le papier. Dans « Insecte », le ptit grain s’apparente parfois à la folie pas douce. Tellement, que notre famille à nous paraît finalement normale… Mais, à chaque nouvelle, l’idée que cela pourrait aussi nous arriver fait son chemin. Extraits choisis :
« J’ai ouvert la portière, et j’ai jeté celle du dessus sur le périphérique. Et j’avoue ne pas être contente de mon geste parce que j’ai jeté la plus sage ».
« C’est là que je vois maman avec les jambes ouvertes, les fesses sur le bureau, et lui les doigts dedans, langue pendante, dans son cou. Je ne tachycardise plus, c’est mon cœur qui s’arrête. Tous les deux se retournent. Il garde ses doigts dedans, et maman, bouche ouverte et visage rosi, continue, choquée, de branler mon mari ».

PS : Cette rubrique a pour vocation d'intégrer mon futur blog. Under construction donc.

jeudi 11 septembre 2008

« Y’a comme un pont entre les deux »

Je devrais plutôt dire entre nous deux… Pourtant, à y regarder de plus près, personne ne le traverse. Nous sommes chacun d’un côté. J’ai peur de tomber à l’eau. Et lui, c’est ce que je crois du moins, n’a même pas idée qu’il pourrait le traverser.

La construction de ce pont a commencé il y a dix ans. Presqu’onze à tout bien y réfléchir. Mais, j’ai passé l’âge d’avoir envie de me vieillir.

Nous étions dans la même sixième. La « C ». Madame Trincot, comme surnommait Tricot, nous enseignait l’art de la rédaction. Mais l’autorité n’était pas son truc à elle. Bien mal lui en a pris. Nous n’étions pourtant pas des monstres. Lui était timide, j’étais très introvertie.

C’est à ce moment-là que la première pierre du pont fut posée. Sans jamais vraiment s’arrêter. Amoureuse en secret, je l’ai été. Longtemps. Il l’a appris. Je crois. Deux ans auront été nécessaires. La timidité ne rend pas perspicace ! Toujours le pont se construisait. Comme s’il allait un jour arriver de l’autre côté. J’ai été bête pour penser qu’il traverserait. Le collège, le lycée : rien. Pas un signe d’ouverture de la voie.

Alors, je l’ai oublié. Le pont était toujours là. C’était celui de l’amitié.

D’autres amours ont pris le dessus. Mais, un jour, un message, une interprétation donnée, j’ai traversé. Oh jusqu’au milieu seulement… La douceur de ce moment tout près de lui m’a envahie. L’occasion était belle. Trop. Je n’ai pas foulé les quelques mètres avant la berge. De son côté, je ne suis toujours pas allée.

Y’a comme un pont entre nous deux. Moi je voudrais qu’un jour, ce pont-là soit démoli. Je serai alors soulagée. Chacun d’un côté de la rive, ou du même… Pourvu que ce pont-là n’existe plus !


Voilà donc ma contribution au challenge. Force est de constater que je suis peu assidue. Je suis la première à me culpabiliser...

dimanche 17 août 2008

"Challenge Juju - Matou - Mimy...et Soazic !" # 6 (??)

"J'ai retrouvé ma Badgéo dans mes bagages"

Admirez le don de moi,
ma mine décalcifiée,
mon sens de la mise en scène....




PS : je tiens à dire que j'ai passé 2 heures sur cette vidéo. Enfin surtout 1h50 et des poussières sur la mise en ligne !!!!!

"Un peu d'amour dans ce monde de brutes"

Juliette's talking



Dans un même élan, consultez le site de Greenpeace !

Le bonjour chez vous, retour de vacs...ou pas !

Pour lire ce post il faut :

- être devant son ordi en plein mois d'août
- ne pas être en vacances "par voie de conséquence" (copyright Mme (Mlle ?) Pélissier)
- bien vouloir faire la charité en lisant ma "prose"

Et pour que j'écrive un post ici, il faut quoi ma bonne dame :

- une louche de motivation
- un soupçon de camaraderie
- une pincée d'idées...

Or donc, en ce moment, tous ces ingrédients n'étaient pas réunis. Car, oui mesdames et messieurs, je travaille. Très peu, mais quand même. Je ne suis point chez moi la journée. Quand les soirées ou les week-ends arrivent, je prétexte tout et n'importe quoi, aka plein de boulot ^^, pour finalement m'installer lassivement devant ma télé.


C'est pas glorieux !!! Ah si parfois je fais des trucs intéressants, du genre :
- préparer ma potentielle semaine de vacs à NYC en septembre (scusez du peu...)
- acheter un Iphone (pardon mais c'est si bon...)
- m'endormir sur mes bouquins...et à l'occaz sur des sudokus. Non mais jvous jure ! Tou fout le camp !!

BREF

Voyez plutôt la suite...