mercredi 4 juin 2008

Acte 2 : "A chaque jour suffit sa peine"

- Hier soir j’ai eu ma soirée sushis. Dieu que j’aime Paris et ses japonais à tous les coins de rue !
- J’ai cherché mes yeux derrière mes cernes. J’ai mis trois plombes à les trouver. J’ai pu tester le pouvoir super couvrant de mon anti-cernes…mais y’avait rien à faire. Monde cruel.
- Le 19ème arrondissement est en passe de devenir mon quartier préféré.
- Gare du Nord : je t’abhorre.
- A toi le mec qu’a pas arrêté de me reluquer dans le RER : ton regard lubrique relève de la psychanalyse !!
- Arcueil, ses petites maisons accrochées à la colline avec leurs volets bleus…ou pas.
- Merde, jdois pisser et les immeubles sont pas encore ouverts. Prendre mon mal en patience.
- Je gravis comme hier les sept étages qui me sépare de mon avenir.
- Cette salle est pleine de futurs journalistes canonissimes. Un potentiel masculin à vous rendre aveugle tellement vous êtes éblouies mesdames ! Ouais, arrêter de mater, se concentrer, bosser.
- Quatre heures de mon épreuve bête noire… 12h30 : yes, j’étais dans les temps et jsuis contente de ce que j’ai pondu. Advienne que pourra.
- Pause déj. Le tandem Ipod – livre de Sophie Fontanel fonctionne très bien et me détend un max.
- Français, actualités et anglais. Soulagée d’avoir validé cette seconde journée.
- Retour à Laumière, dans ma Chaumière (oui ridicule le pseudo jeu de mots. Je prends note : améliorer mes contrepèteries).
- On raconte tout à ces copains. On téléphone à sa môman. On attend l’hôte pour déguster le dîner.
- Plus qu’une journée à Paris. Pourvu que ma bonne humeur ne me lâche pas…

Premier jour de concours parisien

- La nuit dernière j’ai rêvé de Monique Olivier… Glauque, vous avez dit glauque ?
- Le réveil, déjà ?
- Mon cœur va lâcher
- Non, je peux rien avaler
- Je veux pas y aller, vas-y à ma place
- Bon je sors, t’as gagné
- Je déteste la Gare du Nord, pour changer
- Mon Ipod est mon meilleur ami, je répète…
- Ah ! Une copine de galère, je la connais pas mais elle m’est très sympathique.
- Cool la première épreuve c’est une projection de film ! « Caramel », jvoulais le voir en plus ☺ Deux heures de prise de notes mais un super film visionné.
- L’heure trente de compte-rendu est passée ! J’ai fini et presque tout relu, une fois n’est pas coutume.
- Deux heures de solitude, accompagnée de mon nouveau BFF, aka l’Ipod magique. Le vent qui se faufile entre les barres HLM d’Arcueil, lui, n’est pas du tout mon ami !
- La prochaine épreuve, dénommée « Libre propos ». J’ai composé un poème en alexandrins. Ca faisait longtemps que je n’avais pas fait ça. On verra ce qu’en dira le jury. Moi jme suis bien amusée. Et c’est le principal.
- Une pause et trois quarts d’heures d’actualité. Trois sujets au choix. Je prends : « Italie : le retour de Berlusconi ». Je disserte sur le cavaliere lifté. Ai oublié un ou deux détails mais me félicite d’avoir approfondi le sujet.
- Je sors. La délivrance. J’achète un livre, ça me fera décompresser demain. Suis pas adepte des amitiés exclusives…
- Le trajet retour vers Laumière est trop long. Le RER s’arrête plusieurs fois en pleine voie. Certaines choses ne changent pas. Ce RER s’arrête TOUJOURS en cours de route. C’est lassant. La Gare de Nord et la masse humaine grouillante aussi. Est-ce que j’aime Paris ? je me pose la question entre deux collisions. Oui j’aime cette ville. Mais pas vraiment ses sous-terrains.
- Ouf, l’arrivée à l’appart. Le silence. Le calme retrouvé jusqu’à demain. Je barre trois épreuves sur ma convocation. Et prie le ciel de me faire faire de beaux rêves cette nuit !

dimanche 1 juin 2008

"Challenge Juju - Matou - Mimy" # 2

Matou a gagné la semaine dernière. C'est elle qui a donc choisi le thème de ce round 2. Et comme à son habitude, elle a vu grand. Mais Juju et moi relevons le défi !

Voici donc le thème qui fait mal : "La vraie vie du petit garçon Kinder"... Oui, je sais... Quelle imagination ! Alors j'y ai pensé, re-pensé. Bah on s'amuse comme on peut entre deux exams. Bref, voilà ce que ça donne (pas de la grande littérature) :

- Le petit garçon Kinder est un enfant anormal : il a deux fois plus de dents que la moyenne.

- Le petit garçon Kinder s'appelle Hans car comme chacun sait, il est allemand.

- Le petit garçon Kinder est obligé de s'habiller en orange et blanc. La charte graphique de sa boîte en dépend.

- Le petit garçon Kinder est le seul garçon de son âge à être déjà allé en boîte ! (pouin pouin pouin).

- Le petit garçon Kinder en a sa claque de mater les Pims et les choco BN dans les placards.

- Le petit garçon Kinder est un enfant anormal bis : il ne grandira jamais.

- Le petit garçon Kinder n'a pas le droit de manger des Kinder...ça fait grossir.

- Le petit garçon Kinder est le seul à pouvoir se vanter d'avoir fait fantasmer toutes les filles de son âge (moi la 1ère...).

- Le petit garçon Kinder est très fatigué : ça fait trente ans qu'il pose sans ciller... Alors il a pris sa retraite anticipée (rapport à sa jeunesse éternelle) et s'est fait remplacé. Voyez plutôt :

- Aujourd'hui le petit garçon Kinder est photoshopé et ça se voit.

- Il ne fait plus fantasmer les filles.

- Sa dentition sur-développée est en fait un dentier.

- Il a beau avoir adopté une coupe très années 70, on est pas des dindes...c'est plus le même !

Rendez-nous Hans !!!!!!!!!!!!






dimanche 25 mai 2008

Set et match !

Pourquoi diantre Roland Garros commence toujours en période d'exams ????

Heureusement le génie Internet est là pour remédier à l'incapacité de rester 3 heures devant notre télé. On dit merci au service public : click.

Ô temps, suspends ton vol !

Juliette nous a lancé un défi, à moi et à Matou. Voyez le challenge. Une bonne manière de continuer nos délires. Une chouette façon de tisser le lien via la Belgique. Juju va me manquer. Lors de ces quatre dernières années passées en sa compagnie, j'ai souvent cru parler à mon reflet dans le miroir. Tellement nos points communs sont nombreux. Nous les avons découvert au fil du temps. Et puis nous nous en sommes construit certains. S'il ne fallait n'en relever qu'un, ce serait notre goût pour l'écriture. Notre projet de roman à quatre mains restera inachevé. Mademoiselle Kerléo peut se brosser. Tant pis pour la gloire. Mais le défi que nous lance Juliette n'est pas si loin de nos aspirations d'antan (je dis d'antan car j'aime bien ce mot...). Voici donc ma prose. La première d'une longue série je l'espère. Et le thème : "il est midi moins le quart, je suis en pyjama"

"J’ai toujours apprécié la poésie. J’ai même écrit de nombreux poèmes. Aujourd’hui c’est ce vers de Lamartine qui hante mon esprit. « Le lac » ou la nostalgie faite poésie. Je ne tiens pas la strophe, les alexandrins sont contre moi. Vite, des mouchoirs ! Mes glandes lacrymales sont faibles. J’ai honte de pleurer comme une madeleine. Et puis non ! J’ai toujours beaucoup pleuré. Petite, j’ai souvent profité de ma capacité à pleurer sur commande pour obtenir gain de cause. Les années aidant, les épreuves d’adulte en devenir se bousculant, j’ai compris qu’il n’y avait rien de plus fort que de se retenir. Du moins, c’est ce que je croyais… Car à trop retenir, un jour le barrage se fissure. Et les pleurs agrégés inondent le chemin que l’on avait voulu se tracer. Finalement, on comprend. On comprend que l’on avait chassé le naturel. Que la solution n’était pas de le contenir, mais de trouver un équilibre. Alors, on recherche l’équilibre. On le trouve. Le temps fait son effet. Ce temps que l’on voudrait parfois tellement arrêter…

Car oui, notre équilibre contient son lot de fragilité. Un jour, on croit aimer. On se persuade que cet homme a tout ce qu’il faut. Mais on le quitte. C’était la solution. Oui, mais non. À trop fuir le bonheur, on devient incapable de le trouver réellement. On voudrait revenir en arrière. Sur cette terrasse, au soleil. A l’ombre de ce parasol. Revoir la mer, la plage et écouter les oiseaux. Avec lui. Et puis l’on se réveille… Tout est bien moins clair. La chambre est encore emplie de sa pénombre orphéenne. Il n’est pas là. Ses caresses non plus. Tout a disparu. En un battement de cil…

C’est pourquoi, il est midi moins le quart, et je suis en pyjama. Je n’ai pas voulu me réveiller. Je me suis blottie dans ses bras, le plus longtemps que mon sommeil me le permettait. Il sentait bon. Pas un parfum chimique. Ni même une odeur plus travaillée. Non, sa peau, c’était suffisant. Pourquoi a-t-il fallu que je me réveille ? Il est midi moins le quart, je n’ai pas envie de m’habiller. Si j’enlève mon pyjama, alors il disparaît à jamais. Son odeur enivrante se mêlera aux autres et disparaîtra. Je ne veux pas. Je veux continuer de rêver. Même si je dois le faire les yeux ouverts. Ne pas ouvrir les volets. Traîner. Seule, mais à deux."

Ô temps, suspends ton vol !

jeudi 22 mai 2008

Tare ta gueule des exams !

Faisons un jeu, voulez-vous ? Car bien sûr, sans leur côté ludique, nos épreuves n'auraient pas la même saveur... Voyez vous-mêmes nos modestes stratagèmes.

Alors, on dirait que je suis une étudiante. Une étudiante qui serait en période faste de passage d'examens. Sinon c'est pas drôle. Et que je décide un soir de poster ma face de panda (les yeux, les cernes, zavez saisi ?) sur mon blog. Oui mais c'est pas tout ! On dirait que je lance une chaîne, et que même Matou se joindrait à moi pour une fois. Le but du jeu serait donc : envoie-moi "ta gueule des exams", qu'on se marre tous un bon coup ;) Oh je sais bien que la chaîne ne sera pas longue. Mes rares lecteurs (que je paie bien sûr pour me lire...) sauront-ils se prendre au jeu ? Oseront-ils mettre fin au mythe de leur frimousse fraîche et pimpante ?

... Parce-que moi oui !
Vous l'aurez remarqué, j'ai actuellement une tablette de chocolat (entamée) greffée à ma main. C'est normal. Si si. Je profite de mes exams pour faire pêter le record de ventes de chocolat au lait Monoprix. Mes fesses me le rendent bien, merci :)

Donc, le mot de la fin : Qui m'aime me suive !